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Etat / Non-étatiques (The State - Nonstate Debate)

L’idée centrale de nombreuses théories de l’hypnose est qu’elle constitue « un état de conscience modifié», qualitativement différent de la conscience à l’état de veille normale. 

Savoir si l’hypnose constitue un état de conscience modifié a été le centre des débats des études académiques sur l’hypnose et est connu comme « le débat de l’état modifié ».

Les protagonistes se répartissent en deux camps en fonction de leur orientation théorique : les étatistes et les non-étatistes. Les théoriciens convaincus d’un état hypnotique défendent l’idée que l’hypnose est un état de conscience modifiée alors que les non-étatistes pensent que les effets des suggestions peuvent être expérimentés avec ou sans induction hypnotique et posent la question de la nécessité d’un état de conscience modifié.

La position des non-étatistes n’implique pas que les sujets fassent semblant ou n’expérimentent pas une réponse hypnotique. Bien que les explications des non-étatistes utilise les termes de rôle enactement ou « représentation de soi », ils sont tout à fait en accord avec le fait que les sujets hypnotisés ont des expériences inhabituelles. L’un des principaux défenseurs de cette position est Spanos (1989)

“Par exemple, pour décrire un homme qui jouerait le rôle d’un mari concerné n’implique pas que les actes réalisés par l’homme en question pour jouer le rôle sont nécessairement feints. Dans le même ordre d’idée, la vision socio-cognitive ne propose pas que les sujets qui rapportent moins de douleur à la suite d’une suggestion d’analgésie expérimentent en fait des douleurs supérieures à celles rapportées, ou que ceux qui ne se rappellent plus de certains items après une suggestion d’amnésie se rappellent en fait de ces items. Au contraire, la perspective socio-cognitive essaye de comprendre comment et dans quelles circonstances les sujets hypnotisés se convainquent eux-mêmes ainsi que les autres qu’ils sont incapables de se rappeler,  de tendre les bras, etc."

 

Qu’est qu’un état de conscience modifié?

Un état de conscience modifié est un état qui diffère de façon significative d’un état normal ou d’un état de conscience de base. Certains pensent que la caractéristique principale d’un état de conscience de base inclus le sens psychologique de soi au centre de la perception, et un sens que le soi est identifié dans un corps. Par contraste à cet état de base, Dietrich (2003)donne une description d’un état de conscience modifié typique : «  une perte de la temporalité, un déni de soi, peu ou pas de réflexion et d’analyse, peu de contenu émotionnel, peu de pensées abstraites, pas de planification, et une sensation d’unité.

Une difficulté concerne la façon d’aborder certains de ces concepts. Toutes les activités cérébrales que nous pouvons mesurées changent continuellement et la difficulté est de définir à partir de quand une mesure change de son niveau de base pour être considéré comme « modifié ». De plus, si la conscience est faite de multiples composantes, combien doivent être modifiées pour constituer une modification générale.

 

Qu’est ce qui est hypnotique ?

Si on essaye de déterminer si l’hypnose est un état de conscience modifié, ou que l’on essaye de trouver les activités cérébrales ou d’autres marqueurs qui sous tendent l’hypnose, nous devons être extrêmement clairs sur ce que nous définissons comme hypnose.

 

Pas que de la relaxation – les évidences de l’hypnose active

Un facteur confondant que nous devons prendre en compte est celui de la relaxation. Banyai & Hilgard (1976) ont publié une expérience comparant deux types d’inductions hypnotiques. Dans une condition, les participants recevaient une induction traditionnelle avec des suggestions de relaxation. Dans une seconde condition, les participants pédalaient sur un vélo. Les deux techniques produisaient des niveaux de suggestibilités équivalents et donc la relaxation ne peut pas être considérée comme la composante essentielle de l’effet de l’hypnose. L’efficacité de l’hypnose active a été confirmée par Miller et al. (1991) dans une étude comparant l’efficacité de la réduction de la douleur suivant une induction traditionnelle ou une induction active.  

 

La facilité 

L’effet classique de la suggestion décrit par Weitzenhoffer (1980) reflète le fait que les individus hypnotisés rapportent que les effets suggérés arrivent facilement ou involontairement. Savoir si le processus sous tendant la suggestion est réellement facile ou s’il est vécu comme tel est débattu (Ruehle & Zamansky, 1997) et est le point central des contentieux qui existent entre de nombreuses théories de l’hypnose (cf la page théorie pour plus d’information).  

 

Etudes comportementales

Les études comportementales comparant des sujets hypnotisés ou non répondant aux suggestions ont été le pilier des recherches sur « l’état » d’hypnose durant le siècle passé. Un nombre de méthodologies convaincantes ont été développées comme celle du simulateur réel pour investiguer les phénomènes hypnotiques. De façon intéressante, il a été montré qu’il existe siuvent peu de différence en terme de réponse à la suggestion entre des sujets hypnotisés ou non – ce qui a amené certains à conclure que l’état d’hypnose n’est pas un concept pertinent alors que d’autres ont inclus toute réponse à une suggestion dans le domaine de l’hypnose.

Quelques études récentes sont intéressantes dans le débat qui oppose étatistes et non-étatistes :

Gandhi et al (2005) - Est-ce que l’hypnose avec un autre nom sens aussi bon ? Cette étude a testé l’effet de la même induction, nommée de différentes façons, par rapport à la suggestibilité (mesurée grâce aux items de la Waterloo Stanford Group Scale of Hypnotic Susceptibility).

Raz et al (2006) - Tested the effect of the addition of a hypnotic induction upon a suggestion to reduce the Stroop effect. Concluded that the suggestive reduction of the Stroop inteference is accomplished regardless of whether hypnosis is induced.

 A testé l’effet additif d’une induction hypnotique sur une suggestion pour réduire l’effet Stroop. Il a conclu que la réduction de l’interférence Stroop est obtenue avec ou sans induction hypnotique. 

Les études de neuroimagerie

Les études en neuroimagerie, qui ont commnencé avec l’EEG et qui se sont poursuivie avec la TEP et l’IRMf, offre de nouvelles perspectives dans la découverte des réponses cérébrales aux suggestions ou comment les suggestions sont intégrées au niveau cérébral. Au moins deux approches ont été utilisées pour répondre à cette question. La première examine l’activité du cerveau de sujets en train d’être hypnotisés, ce qui constituie les premières études EEG. La seconde approche examine l’activité cerebrale en réponse à des tâches expérimentales faite sous jypnose ou non, avec comme objectif de trouver si les réponses aux suggestions sont triatées différemment lorsque le sujet est sous hypnose, c’est l’approche utilisée dans les dernières études en EEG, TEP et IRMf. 

Les études de neuroimagerie sont présentées dans une autre section (cf le lien études en neuroimagereie à gauche).

Vous pouvez aussi lire un article de Dr Michael Heap révisant toutes les connaissances modernes de l’hypnose, et qui parait septique quant aux possibilité que des évidences neurophysiologiques puissent expliquées la richesse du phénomène hypnotique.

 

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